Je me redresse dans un mouvement vif et paniqué, ouvrant les yeux en même temps. Mon cœur s’accélère, je ne comprends plus rien. Je panique. Tout est blanc autour de moi. Je ne suis plus dans la salle de bain. Je suis dans un lit, un lit que je ne connais pas. Je n’ai jamais vu cet endroit, je ne l’ai jamais visité. Où suis-je bordel ?
JE VEUX SORTIR !
Mes jambes réagissent au quart de tour, et je bondis hors du lit. Des câbles sont reliés à ma poitrine, à mes bras et à mon front. Je les arrache avec violence. Leur contact m’insupporte, pourtant je le découvre à la seconde même. J’entends des pas précipités dans les couloirs, ainsi que des gens parler vivement entre eux. Ils arrivent de tous côtés, ils se rapprochent, ils m’oppressent.
LAISSEZ-MOI SORTIR !
J’ai besoin d’air, vite. Ma respiration est saccadée par la panique et la peur évidente qui m’animent. Oui, la peur. Je perçois ce qui m’entoure différemment. Les sons me paraissent plus puissants, les odeurs plus fortes, la vue presque aveuglante et le toucher beaucoup plus présent. Je sens mon corps se mouvoir comme jamais je ne l’avais senti. C’est comme si… J’étais dans un autre Monde. Un Monde où je me sens réelle et où les sentiments me déchirent et me tuent. Je vis. Je vis et je suis terrifiée.
Je dois fuir. Ils ne sont pas de mon côté. Je DOIS fuir !
Je m’approche d’une porte, étant je l’espère une sortie. Un homme vêtu de blanc l’ouvre de l’extérieur avant moi. Je me retrouve paralysée face à lui. Il s’approche lentement de moi, les mains en avant, à la manière dont on apprivoise une bête sauvage. Je crie et le repousse avec tous les coups dont je suis capable, à la manière dont la bête sauvage riposte.













